Dérives | Drift (1998 - 2002)
Arrière-cour
2000
40" X 60"
102 cm X 152 cm
 
Mouvance
1998
47" X 86"
119 cm X 216 cm
 
Impasse (Horizon de sable)
1999
40" X 60"
102 cm X 152 cm
 
Impasse (Aux portes de la ville)
1999
40" X 60"
102 cm X 152 cm
 
Periphérie (la cité)
1999
40" X 60"
102 cm X 152 cm
 
Les Monuments Anonymes
1999
40" X 60"
102 cm X 152 cm
 
Transit
2001
29" X 100"
76 cm X 254 cm
 
Éclaircie
1998
39" X 130"
99 cm X 326 cm
 
Résurgence
2002
41" X 143"
104 cm X 365 cm
 
 

Les images de cette série ont été réalisées à partir de photographies de chantiers, de terrains vagues et de non-lieux. Elles analysent les relations entre nature et culture dans un monde où leur (fausse) opposition est une idéologie dominante qui structure encore nos sociétés occidentales.

Nos cités actuelles témoignent du passage d'un espace postindustriel vers un âge technologique. Les non-lieux et les no man's land sont révélateurs de cet état de transit. Lieux de mouvance et de changements, étrangers à l'enracinement, ils sont investis à la fois de notre présence et de notre absence : nous les transformons mais ne les habitons pas. Notre condition contemporaine trouve sa parfaite expression dans ces lieux que nous rendons déshumanisés. Ces espaces chaotiques se propagent en périphérie des villes, mais passent souvent inaperçus. Hésitant entre ville et campagne pour n'opter pour ni un ni l'autre, ils abondent en événements déconnectés les uns des autres. Ce sont des lieux où s'illustrent les tensions, les combats et les disparitions qui marquent le tissu social et urbain. Ces formes d'inorganisations urbaines témoignent de notre époque et mettent en évidence certains malaises propres à nos sociétés.

The images in this series are based on photographs of construction sites, vacant lots and non-spaces. They are an examination of the relationships between nature and culture in a world where their (false) opposition is the dominant ideology, one that still structures Western societies.

Our cities show signs of the passage from a post-industrial space to a technological age. The non-spaces and no man's lands are illustrative of this transitional state. Sites of movement and change, rootless, they are invested with our presence and with our absence: we transform them, but we don't inhabit them. Our contemporary condition finds perfect expression in these dehumanized places, chaotic spaces that stretch out from the edges of our cities, but often go unremarked. Caught between the city and the country, choosing neither, they abound in disconnected events. These spaces show us the tensions, combats and disappearances that mark our social and urban fabric. They are forms of urban dis-organization that speak to our time, emphasizing the different types of malaise inherent to our societies.

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